Centre Culture Régional
Dudelange opderschmelz

1a rue du centenaire
L-3475 Dudelange

07.06.2011

20h00
opderschmelz

Ouverture des portes à 19h30

Le jeune prodige arménien, virtuose du piano qu'il pratique depuis l'âge de deux ans, se révèle comme un talent original du jazz contemporain, n'hésitant pas à marier musiques classiques ou contemporaines, airs traditionnels arméniens et éléments de rock. Celui que l'on surnomme le « nouveau Keith Jarrett » fait le bonheur des festivals et des critiques comme du public. Il sort son premier album solo « A Fable » en 2011. Tigran dit avoir écouté dès sa prime enfance des groupes pop rock comme The Beatles, Led Zeppelin ou Queen, tout en se passionnant pour Louis Armstrong, l'une de ses plus profondes influences musicales. Bercé ensuite par le jazz et la musique classique, il apprend nombre de standards par coeur et s'essaie à l'improvisation, puis à la composition. A seulement onze ans, il parvient à se produire lors du premier festival de jazz d'Erevan. Lors de l'édition suivante en 2000, ce sont les pointures Chick Corea et Avishai Cohen qui viennent le féliciter. Un autre pianiste, Stéphane Kochoyan, le fait connaître dans plusieurs festivals européens. Avant de partir à la découverte des studios, Tigran Hamasyan multiplie honneurs et récompenses : 3ème prix du Concours Marital Solal à Paris en 2002, 1er prix des festivals Jazz à Juan (catégorie révélation) et Montreux en 2003, et 3ème prix du Concours Piano Jazz à Moscou en 2005. L'année suivante sort son premier opus « World Passion » marqué dès le départ par un éclectisme dont il ne cessera de faire preuve. Lauréat du prestigieux Concours Thelonious Monk présidé par Herbie Hancock en 2006 et désormais installé à Los Angeles (puis à New York en 2008), le pianiste arménien réalise un nouveau choc des cultures dans son deuxième album « New Era » (2007), enregistré avec les frères François et Louis Moutin et son compatriote Vardan Grigoryan au duduk, instrument traditionnel arménien. En 2009, « Red Hail » prolonge l'expérimentation en mariant motifs jazz, traditionnels et rock tendance metal. Son programme solo « A Fable » est celui d’un jeune virtuose ayant parfaitement intégré ses influences, usant toutes les couleurs de sa palette d’artiste. La dégaine nerveuse et la précision de ce virtuose ne sont pas sans rappeler le jeune Chick Corea. Si son aîné lorgnait les musiques ibériques à une époque de grande inspiration, Hamasyan situe sa musique aux frontières de l’Occident, ce qui le rend particulièrement exotique. Son usage de la mélodie candide et de l’air traditionnel arménien lui confèrent une accessibilité supplémentaire aux non jazzophiles. La rythmique et la dynamique de son phrasé nous le rendent d’autant plus singulier. On part ici à la découverte d’un monde sonore déjà cohérent, complexe, très sensible d’un pianiste de haute tenue. A 23 ans, ce phénoménal musicien qui a déjà le potentiel de rayonnement d’une star est promis à un brillant avenir